Dîner de prédateursAjouté le 17/9/2006 Nécropole impie et festin desthètes Remarque préalable : le RP qui suit, découpé en trois parties, a été écrit conjointement avec Faerendel. La vallée était noyée dans une étrange brume, épaisse et âcre, gênant la respiration des vivants et oppressant presque physiquement tout voyageur égaré en ses méandres. On distinguait de ça et de là des silhouettes sombres et larges ainsi que des tentes de cuir épais se dressant au creux de la vallée, en un improbable campement, plus silencieux que la mort elle-même. Entre ces tentes se dressaient les carcasses brûlées de grandes plantes étranges dont l'aspect fut sans doute jadis menaçant. Perdurant malgré leur désolation, ces formes colossales donnaient un aspect étrange au campement. La Comtesse Sniejana de Rotislava et son escorte traversent le campement silencieux, peuplé de silhouettes orcoïdes traînantes, à la peau noire et aux yeux verts luminescents, vaquant à leurs tâches comme si les voyageurs n'étaient pas là. La comtesse suit les messagers de cendre vers un bâtiment en bordure du campement fantôme, un édifice cyclopéen partiellement excavée du sol : manifestement une large et antique nécropole. Elle regarde avec une fascination discrète les terres sombres dont tant de seigneurs lui ont parlé. Elles seraient celles qui auraient abrité les événements qui auraient causés son réveil. Pendant que la comtesse contemple la bâtisse qui déchire la brume par l'agressivité qui se dégage de l'architecture ou de l'aura étrange qui l'entoure, les cinq guides se dirigent droit vers l'immense entrée un seuil d'une douzaine de mètres de large encadré par d'immenses bas reliefs représentant des batailles opposants des hordes de morts vivants à des armées hétéroclites, de race indéfinissable. Sur leurs pas, la comtesse marche sans un bruit, son chat Aliosha suivant à ses côtés le sillon de la démarche angoissante des orcs. Elle sent l'excitation pointer en elle, par ce qu'elle va découvrir à l'intérieur. L'intérieur du tombeau est illuminé par des torches accrochées aux murs, qui diffusent une étrange lueur verdâtre dans l'atmosphère sèche et poussiéreuse de l'édifice, en dépit de la propreté irréprochable des lieux. Sniejana laisse glisser ses doigts le long des murs. Elle sourit étrangement en voyant la couleur des flammes qui n'a rien de naturelle : les mortels prendraient cette couleur pour celle de la mort elle-même, du malheur, annonciatrice de la venue du grêlé ou de la Faucheuse ... Mais pas pour celle de ce monde où les cris de souffrance et de désespoirs sont une mélodie à ses oreilles. Une fois engagé dans la succession de spacieux corridors et de vastes halls, on devine que le bâtiment est bien plus grand que l'aspect extérieur ne le laissait supposer. Les cinq guides de la Comtesse l'entraînent au travers des couloirs, puis la procession descend deux étages par le biais d'escaliers titanesques, eux-mêmes suivis par une succession de corridors. L'équipée finit par arriver dans une pièce immense : point un simple hall mais une véritable chambre, dont la lueur des torches vertes ne permet pas d'embrasser les dimensions réelles. Au fond, se dresse une immense statue de métal, derrière laquelle le mur n'est qu'une immense porte à doubles battants dont on peut à peine deviner l'effroyable poids. Ces portes sont étrangement entrouvertes. Au centre de la zone éclairée se trouve une table drapée d'une nappe blanche, avec une multitude de plats et des esclaves attachés à la colonne la plus proche. Færandel est avachi sur un fauteuil et regarde pensif une coupe de vin. La vampire salue brièvement les cinq orcs morts-vivants à titre de remerciement, puis se dirige vers l'elfe qui a eu l'amabilité de l'inviter elle ainsi que le comte de Rotislava. Elle avance gracieusement sans un bruit jusqu'à paraître devant lui, ses lèvres esquissant un sourire envoûtant. Sans le quitter des yeux, elle entreprend une révérence tandis que le barde, s'étant levé à l'approche de son invitée, s'incline rapidement, le temps d'un chaste baisemain. « Bonsoirrr messirrre Færandel. Kss Voilâ oune trrés belle demeurrre - Soyez la bienvenue en ces lieux, Comtesse, même si ce n'est pas, à proprement parler, ma demeure. Ma ourte de commandement a été détruite il y a bien longtemps et je pensais que ce cadre vous conviendrait davantage. » Un mouvement à peine perceptible des yeux de la vampire en direction des esclaves trahit l'intérêt qu'elle leur porte, mais elle reprend innocemment la parole avec sa voix suave : « Ce câdrre est en effet pârrfait ... Il y rrrégne oune énerrgie qui me plait ... Je vois que vôus âvez prrépârré un festin ... - En effet, répondit l'elfe en guidant la Comtesse vers la table. J'ignore si vous avez goût pour les mets alimentaires ou si vous préférez ne consommer que du vivant. J'ai pourvu aux deux, dans le doute ... » Ce faisant, Færandel l'invite d'un geste fluide à prendre place à la table. Mais, délaissant cette invitation, elle commence à déambuler dans la salle, passant et repassant face à la ligne d'esclaves qui pue la peur, la pure terreur. Ce parfum est si doux, si enivrant qu'elle sent le désir monter en elle La comtesse se retourne alors vers le barde, un sourire aux lèvres. « Je vôus rremerrrcie ksss j'aime sourrtout la nourritourre vivante ... mais Aliosha ferrâ honneurr â cette nourritourre môrte ... ksss. » Tout en s'installant lui-même à la table, le barde fait émerger du festin quelques plats de poissons, découpés en bouchées adaptées à la morphologie d'Aliosha pendant que la comtesse regarde un des orcs qui se dirige vers elle lorsqu'elle tend nonchalamment son manteau de voyage avant de prendre place à la table. Elle reste à observer sans un mot Færandel, scrutant ses faits et gestes, les expressions de son visage. « La route n'a pas été trop longue, j'espère ? Ce continent est un peu isolé, il est vrai. Et peu de personnes ont le coeur à s'y rendre. » dit le barde, afin de lancer la conversation par quelques banalités de bon aloi. La vampire laisse un léger silence s'installer avant de finalement répondre : « La rroute est en effet longue ... mais celâ ne me dérrange pâs, sourrtout parr ce que je peux y découvrrirr ... » La comtesse sort une pointe en or de son décolleté et commence à la faire tourner dans ses doigts agiles, tout en terminant sa phrase : « pourrrquoi m'avoirr fait l'hônneurr de découvrrirr cet endrrroit maudit ... je pense. » Le barde hausse les épaules et garde le silence un instant, avant de répondre en regardant la Comtesse droit dans les yeux. « Est-ce un honneur ? Ou une malédiction ? Qu'importe. J'ai pensé que l'endroit serait propice aux discussions érudites que je souhaitais entretenir avec vous. Les récentes allégations d'Iryanna m'ont conduit à repenser aux vampires, à leur place dans l'histoire et aux évolutions qui ont marqué cette espèce si particulière. » La comtesse prend une coupe et en observe la finesse avant de se lever tout en répondant à son hôte : « Pourr moi, c'est un hônneurr Tout ce qui peut êtrre oune malédicâtion aux yeux des morrtels n'est qu'un heurreux événement pourr moi kss ... » Sans manifester de réaction en entendant évoquer le nom d'Iryanna, elle se dirige vers les esclaves, son visage angélique ne dévoilant en rien la folie qui siège en elle. Elle caresse les visages grimaçants de terreur, puis finalement se penche vers un homme au teint halé et respire délicatement sa peau. Elle s'éloigne doucement de lui et choisit finalement une femme qui semble ne pas avoir connu le goût des étreintes passionnées. Sniejana lui attrape le cou et approche ses lèvres de son oreille pour lui susurrer : « Ne crraignez rrien de moi, je ne souis pâs si méchante ... kss je vais vous laisser vôtrre âme de poucelle. » A ces derniers mots, elle enfonce sa pointe dans la jugulaire de la pauvre femme, traversant de part et d'autre la gorge. L'esclave s'étouffe dans le sang qui lui inonde les poumons, elle fixe avec un regard exorbité la comtesse qui sourit de contentement et qui porte sa coupe pour le remplir du nectar vital et carmin, puis finit par lécher le reste de sang qui inonde le cou de la jeune femme. « Je n'ai pâs envie de vôus entendrre vôus étouffer ... Ksss ... » Avec un geste d'humeur, la comtesse plante sa pointe dans les cervicales de l'esclave puis revient vers le barde. « Pourrrquoi vôtrre âmante n'est-elle pâs âvec nous ? Elle auurrait pou vôus dônner aussi ses points de voue sourrr les vampirres ... ksss. - Elle a assez mal pris cette invitation et elle a ensuite refusé de se joindre à nous, répondit le barde avec un sourire étrange. J'ignore comment vous avez présenté la chose au sein du Conseil, mais ça a l'air d'avoir stimulé son ... imagination. Et ses craintes ! Mais en parlant de point de vue, quel est donc le vôtre ? Les vampires, leur origine, leur destiné, leur place en ce monde ? » ... Ce disant, l'elfe se sert une grappe de raisin et commence à la picorer grain après grain. « Hahaha ... Vôus sâvez mes pârroles sont pârrfois un mystèrre, commença la vampire en goûtant un peu de sang. Kss Châcun y voit ce que ses fantasmes, ses crraintes, sa haine trrransmettent ... ksss je souis un peu cômme oune exorrciste des pâssions qui dévôrrent les corrps et que les esprrits rrefoulent. - C'est précisément pour cette raison que je vous pose cette question. Je suis un séide : les fantasmes, les craintes et les haines ne m'intéressent pas. Seuls les faits m'importent ! - Bien ... Les faits sont souvent âccompâgné pârr les pâssions ... kss C'est oune errreurr â mon âvis de nier tout ce que la colèrrre, la haine, l'âmourrr peut engendrrer ... Manipouler ces émotions perrmettent d'arriver â de grrandes chôses ... ksss J'ai prrrévenou mâ soeurr de rrâce Lancwen que j'âllais peut-êtrrre attirrer des ennouis au Conseil pârr mâ fâçon et mon môde de vie. Avec un sourire, elle termina : celâ est vite ârrivé ... âvec Iryanna ... kss. Vôus sâvez, je souis âssez séverre âvec mâ rrâce ... J'ai oune idée pârrticoulièrre dit-elle en regardant en hôte tout en affichant un sourire sadique. Vôus voulez rrréellement cônnaîtrre mon point de voue ? - Ma foi ... oui. Vous avez l'habitude d'avoir des points de vue intéressants. Celui ci devrait l'être d'autant plus » ajoute le barde avec un sourire. La vampire pose lentement son verre et caresse son chat tout en plantant son regard glacé dans celui du barde. Par un étrange mimétisme, Færandel caresse son koala à dents de sabre, pour l'apaiser ... Ce dernier a l'air étonnamment vigilant par rapport à son air habituellement hébété « Je veux que le monde souffrrre ... ksss Je veux manipouler, prrovoquer kss Je veux les voirr pleurrer, hourrler. Hahaha, si seulement vôus pouviez sentirrr ce qui se dégage des corrps quand toutes ces émotins se libèrrrent ... ksss Celâ me rremplit de fôrrce ! » La vallée était noyée dans une étrange brume, épaisse et âcre, gênant la respiration des vivants et oppressant presque physiquement tout voyageur égaré en ses méandres. On distinguait de ça et de là des silhouettes sombres et larges ainsi que des tentes de cuir épais se dressant au creux de la vallée, en un improbable campement, plus silencieux que la mort elle-même. Entre ces tentes se dressaient les carcasses brûlées de grandes plantes étranges dont l'aspect fut sans doute jadis menaçant. Perdurant malgré leur désolation, ces formes colossales donnaient un aspect étrange au campement. La Comtesse Sniejana de Rotislava et son escorte traversent le campement silencieux, peuplé de silhouettes orcoïdes traînantes, à la peau noire et aux yeux verts luminescents, vaquant à leurs tâches comme si les voyageurs n'étaient pas là. La comtesse suit les messagers de cendre vers un bâtiment en bordure du campement fantôme, un édifice cyclopéen partiellement excavée du sol : manifestement une large et antique nécropole. Elle regarde avec une fascination discrète les terres sombres dont tant de seigneurs lui ont parlé. Elles seraient celles qui auraient abrité les événements qui auraient causés son réveil. Pendant que la comtesse contemple la bâtisse qui déchire la brume par l'agressivité qui se dégage de l'architecture ou de l'aura étrange qui l'entoure, les cinq guides se dirigent droit vers l'immense entrée un seuil d'une douzaine de mètres de large encadré par d'immenses bas reliefs représentant des batailles opposants des hordes de morts vivants à des armées hétéroclites, de race indéfinissable. Sur leurs pas, la comtesse marche sans un bruit, son chat Aliosha suivant à ses côtés le sillon de la démarche angoissante des orcs. Elle sent l'excitation pointer en elle, par ce qu'elle va découvrir à l'intérieur. L'intérieur du tombeau est illuminé par des torches accrochées aux murs, qui diffusent une étrange lueur verdâtre dans l'atmosphère sèche et poussiéreuse de l'édifice, en dépit de la propreté irréprochable des lieux. Sniejana laisse glisser ses doigts le long des murs. Elle sourit étrangement en voyant la couleur des flammes qui n'a rien de naturelle : les mortels prendraient cette couleur pour celle de la mort elle-même, du malheur, annonciatrice de la venue du grêlé ou de la Faucheuse ... Mais pas pour celle de ce monde où les cris de souffrance et de désespoirs sont une mélodie à ses oreilles. Une fois engagé dans la succession de spacieux corridors et de vastes halls, on devine que le bâtiment est bien plus grand que l'aspect extérieur ne le laissait supposer. Les cinq guides de la Comtesse l'entraînent au travers des couloirs, puis la procession descend deux étages par le biais d'escaliers titanesques, eux-mêmes suivis par une succession de corridors. L'équipée finit par arriver dans une pièce immense : point un simple hall mais une véritable chambre, dont la lueur des torches vertes ne permet pas d'embrasser les dimensions réelles. Au fond, se dresse une immense statue de métal, derrière laquelle le mur n'est qu'une immense porte à doubles battants dont on peut à peine deviner l'effroyable poids. Ces portes sont étrangement entrouvertes. Au centre de la zone éclairée se trouve une table drapée d'une nappe blanche, avec une multitude de plats et des esclaves attachés à la colonne la plus proche. Færandel est avachi sur un fauteuil et regarde pensif une coupe de vin. La vampire salue brièvement les cinq orcs morts-vivants à titre de remerciement, puis se dirige vers l'elfe qui a eu l'amabilité de l'inviter elle ainsi que le comte de Rotislava. Elle avance gracieusement sans un bruit jusqu'à paraître devant lui, ses lèvres esquissant un sourire envoûtant. Sans le quitter des yeux, elle entreprend une révérence tandis que le barde, s'étant levé à l'approche de son invitée, s'incline rapidement, le temps d'un chaste baisemain. « Bonsoirrr messirrre Færandel. Kss Voilâ oune trrés belle demeurrre - Soyez la bienvenue en ces lieux, Comtesse, même si ce n'est pas, à proprement parler, ma demeure. Ma ourte de commandement a été détruite il y a bien longtemps et je pensais que ce cadre vous conviendrait davantage. » Un mouvement à peine perceptible des yeux de la vampire en direction des esclaves trahit l'intérêt qu'elle leur porte, mais elle reprend innocemment la parole avec sa voix suave : « Ce câdrre est en effet pârrfait ... Il y rrrégne oune énerrgie qui me plait ... Je vois que vôus âvez prrépârré un festin ... - En effet, répondit l'elfe en guidant la Comtesse vers la table. J'ignore si vous avez goût pour les mets alimentaires ou si vous préférez ne consommer que du vivant. J'ai pourvu aux deux, dans le doute ... » Ce faisant, Færandel l'invite d'un geste fluide à prendre place à la table. Mais, délaissant cette invitation, elle commence à déambuler dans la salle, passant et repassant face à la ligne d'esclaves qui pue la peur, la pure terreur. Ce parfum est si doux, si enivrant qu'elle sent le désir monter en elle La comtesse se retourne alors vers le barde, un sourire aux lèvres. « Je vôus rremerrrcie ksss j'aime sourrtout la nourritourre vivante ... mais Aliosha ferrâ honneurr â cette nourritourre môrte ... ksss. » Tout en s'installant lui-même à la table, le barde fait émerger du festin quelques plats de poissons, découpés en bouchées adaptées à la morphologie d'Aliosha pendant que la comtesse regarde un des orcs qui se dirige vers elle lorsqu'elle tend nonchalamment son manteau de voyage avant de prendre place à la table. Elle reste à observer sans un mot Færandel, scrutant ses faits et gestes, les expressions de son visage. « La route n'a pas été trop longue, j'espère ? Ce continent est un peu isolé, il est vrai. Et peu de personnes ont le coeur à s'y rendre. » dit le barde, afin de lancer la conversation par quelques banalités de bon aloi. La vampire laisse un léger silence s'installer avant de finalement répondre : « La rroute est en effet longue ... mais celâ ne me dérrange pâs, sourrtout parr ce que je peux y découvrrirr ... » La comtesse sort une pointe en or de son décolleté et commence à la faire tourner dans ses doigts agiles, tout en terminant sa phrase : « pourrrquoi m'avoirr fait l'hônneurr de découvrrirr cet endrrroit maudit ... je pense. » Le barde hausse les épaules et garde le silence un instant, avant de répondre en regardant la Comtesse droit dans les yeux. « Est-ce un honneur ? Ou une malédiction ? Qu'importe. J'ai pensé que l'endroit serait propice aux discussions érudites que je souhaitais entretenir avec vous. Les récentes allégations d'Iryanna m'ont conduit à repenser aux vampires, à leur place dans lhistoire et aux évolutions qui ont marqué cette espèce si particulière. » La comtesse prend une coupe et en observe la finesse avant de se lever tout en répondant à son hôte : « Pourr moi, c'est un hônneurr Tout ce qui peut êtrre oune malédicâtion aux yeux des morrtels n'est qu'un heurreux événement pourr moi kss ... » Sans manifester de réaction en entendant évoquer le nom d'Iryanna, elle se dirige vers les esclaves, son visage angélique ne dévoilant en rien la folie qui siège en elle. Elle caresse les visages grimaçants de terreur, puis finalement se penche vers un homme au teint halé et respire délicatement sa peau. Elle s'éloigne doucement de lui et choisit finalement une femme qui semble ne pas avoir connu le goût des étreintes passionnées. Sniejana lui attrape le cou et approche ses lèvres de son oreille pour lui susurrer : « Ne crraignez rrien de moi, je ne souis pâs si méchante ... kss je vais vous laisser vôtrre âme de poucelle. » A ces derniers mots, elle enfonce sa pointe dans la jugulaire de la pauvre femme, traversant de part et dautre la gorge. L'esclave s'étouffe dans le sang qui lui inonde les poumons, elle fixe avec un regard exorbité la comtesse qui sourit de contentement et qui porte sa coupe pour le remplir du nectar vital et carmin, puis finit par lécher le reste de sang qui inonde le cou de la jeune femme. « Je n'ai pâs envie de vôus entendrre vôus étouffer ... Ksss ... » Avec un geste d'humeur, la comtesse plante sa pointe dans les cervicales de l'esclave puis revient vers le barde. « Pourrrquoi vôtrre âmante n'est-elle pâs âvec nous ? Elle auurrait pou vôus dônner aussi ses points de voue sourrr les vampirres ... ksss. - Elle a assez mal pris cette invitation et elle a ensuite refusé de se joindre à nous, répondit le barde avec un sourire étrange. J'ignore comment vous avez présenté la chose au sein du Conseil, mais ça a l'air d'avoir stimulé son ... imagination. Et ses craintes ! Mais en parlant de point de vue, quel est donc le vôtre ? Les vampires, leur origine, leur destiné, leur place en ce monde ? » ... Ce disant, l'elfe se sert une grappe de raisin et commence à la picorer grain après grain. « Hahaha ... Vôus sâvez mes pârroles sont pârrfois un mystèrre, commença la vampire en goûtant un peu de sang. Kss Châcun y voit ce que ses fantasmes, ses crraintes, sa haine trrransmettent ... ksss je souis un peu cômme oune exorrciste des pâssions qui dévôrrent les corrps et que les esprrits rrefoulent. - C'est précisément pour cette raison que je vous pose cette question. Je suis un séide : les fantasmes, les craintes et les haines ne m'intéressent pas. Seuls les faits mimportent ! - Bien ... Les faits sont souvent âccompâgné pârr les pâssions ... kss C'est oune errreurr â mon âvis de nier tout ce que la colèrrre, la haine, l'âmourrr peut engendrrer ... Manipouler ces émotions perrmettent d'arriver â de grrandes chôses ... ksss Jai prrrévenou mâ soeurr de rrâce Lancwen que jâllais peut-êtrrre attirrer des ennouis au Conseil pârr mâ fâçon et mon môde de vie. Avec un sourire, elle termina : celâ est vite ârrivé ... âvec Iryanna ... kss. Vôus sâvez, je souis âssez séverre âvec mâ rrâce ... J'ai oune idée pârrticoulièrre dit-elle en regardant en hôte tout en affichant un sourire sadique. Vôus voulez rrréellement cônnaîtrre mon point de voue ? - Ma foi ... oui. Vous avez l'habitude d'avoir des points de vue intéressants. Celui ci devrait l'être d'autant plus » ajoute le barde avec un sourire. La vampire pose lentement son verre et caresse son chat tout en plantant son regard glacé dans celui du barde. Par un étrange mimétisme, Færandel caresse son koala à dents de sabre, pour l'apaiser ... Ce dernier a l'air étonnamment vigilant par rapport à son air habituellement hébété « Je veux que le monde souffrrre ... ksss Je veux manipouler, prrovoquer kss Je veux les voirr pleurrer, hourrler. Hahaha, si seulement vôus pouviez sentirrr ce qui se dégage des corrps quand toutes ces émotins se libèrrrent ... ksss Celâ me rremplit de fôrrce ! »
Infantes du Marquis et infantes du Chaos
Un dessert de propos plus léger où lon parle même de la Lumière - Mais, je vous en prie ... Les bardes sont là pour conter les légendes et les histoires ... » L'elfe se lève à son tour pour la raccompagner.
Tags : Catégorie : Comtesse Sniejana de Rotislava | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |Les affres d'une nuitAjouté le 17/9/2006
Vous
êtes-vous déjà réveillé en regrettant ce moment irréel qu'est
le rêve ou bien en étant heureux de vous y être échappé, mais
avec la peur encore logée aux entrailles ? Ce soir c'est un peu ce que vous ressentez en marchant dans ce paysage couvert de neige, sous les rayons lunaires, laissez vous porter par la féerie du moment Le manoir de la lune est enveloppé d'un manteau de brume voulant le couper du monde des vivants. Le chemin argenté, qui serpente vers la demeure, vous invite à rendre visite à la comtesse Sniejana. Au fur et à mesure que l'on se rapproche du cimetière familial, des souffles glacés vous susurrent quelques bruits inquiétants. Cela ressemble à des grincements de dents à croire que les morts dévorent leurs linceuls Continuez... pressez le pas, si cela peut vous rassurer. Vous entendez ? Des chants de femmes. Ces voix sont merveilleuses, ce son est envoûtant et vous fait oublier celui des trépassés. Elles vous attirent à percer le mystère d'un soir au manoir. Sa masse vous projette vers une réalité oppressante, de petitesse, de fragilité, de vie Des éclats de rire, des hurlements, de la musique, subtil mélange que seule la comtesse sait manier avec mystère et qui vous attire irrésistiblement tel un papillon de nuit à aller vous brûler dans l'incandescence de Sniejana. Voulez-vous entrer, pousser la porte de sa demeure? Alors, osez, mais faites-vous discret. Cachez vous sous la capuche de votre coule sombre, on vous prendra peut-être pour un serviteur. La porte cède à la poussée avec un grincement qui accompagne la mélodie qui habite le manoir. Montez cet escalier, suivez ces voix... Vous êtes ébloui par la riche décoration de la pièce. Le grand Salon est illuminé par une multitude de bougies. Les flammes meurent en léchant l'air comme si elles voulaient agrandir leurs mèches qui se consumaient inexorablement. C'est un peu comme vous, qui n'êtes qu'éphémère dans la course du temps. L'étincelle de vie de la comtesse s'est éteinte dans d'atroces souffrances, maintenant, elle aime la cultiver autour d'elle. Dans son jardin secret flotte le parfum du désespoir, de la terreur, de l'effroi. Le sien est enivrant. Celui d'une femme qui aime séduire, celui d'une prédatrice qui hypnotise ses victimes... D'ailleurs votre regard est irrésistiblement attiré vers elle, malgré tous les convives présents et possédant une lueur étrange dans leur regard Ne les fixez pas ! Elle porte une robe noire aux reflets sombres d'une nuit bleutée ce qui met subtilement sa peau d'ivoire en valeur. Son dos nu descend avec tentation à la naissance de sa colonne vertébrale où ondule un serpent tatoué qui apparaît chaque fois que la comtesse se sent joueuse . C'est une étrange magie, je vous l'accorde, mais ne vous ai-je pas dit que la sorcellerie et la magie noire ont été ses premières passions Le reptile parait vivre suivant les déhanchements de Sniejana qui danse sous les chants des succubes. Les convives doivent être tous de grandes lignées, et ils semblent attendre que les festivités débutent Certains s'occupent déjà par des étreintes corporelles, et touchent au fruit défendu. Son chat blanc se roule dans vos jambes, il doit vouloir un peu de caresses, ce que vous faites. La comtesse s'est retournée vers vous, elle affiche un large sourire : -Enfin vôus voilâ kss. On vôus âttendait kssss . Souivez-moi Je vous conseille de feindre la confiance, essayez de vous calmer, sinon elle sentira votre peur, et qui sait ce qu'il adviendra de vous! Elle vous installe dans un profond fauteuil, ses mains courent en de prodigieuses caresses le long de votre visage et de votre nuque. Vous entendez sa voix mêlée à la mélodie des succubes, vous saisissez ce qu'elle vous dit, mais votre esprit ne semble plus vous appartenir. Ses paroles pénètrent votre être, elles vous procurent un sentiment de délassement. Vos sens sont ivres de ses mots, le contact avec ses doigts glacés vous donne des palpitations incontrôlées. Son rire suave et charmeur vous rassure et vous nourrit d'une sensation de bonheur, quasi d'extase. Qu'il est bon d'être prés d'elle ! Comment pourrait-elle vous faire du mal ?Vous êtes tellement bien en sa compagnie. Elle vous invite à vous lever sans détacher son regard envoûtant et hypnotique de félin. Elle est tellement belle. Est-ce un ange ? Vous n'arrivez pas à porter votre attention ailleurs. Elle vous enlace, et tourne autour de vous toujours en vous parlant et riant, les convives vous regardent en souriant. La tête vous tourne, vous dansez. Vous vous resserrez contre elle, vous laissez porter entre ses bras et riez avec elle. Vous sentez le froid vous envahir le dos, vous êtes torse nu. Ce contact si brutal pourtant excite encore plus vos sens brûlants. Elle vous a plaqué le long d'un marbre noir, et doucement elle vous emprisonne dans sa toile. Vos mains, vos pieds sont enserrés dans un étau d'argent, elle est en face de vous, sublimée par l'aura de danger qui l'entoure, son paradoxe vous nargue. Vous êtes maintenant confronté à votre triste sort, et vous voyez que vous n'êtes pas le seul Sniejana séduit. La comtesse détruit. Elle a sorti sa pointe d'argent de son décolleté qui tourne entre ses doigts fins, instrument qui apparaît toujours quand elle veut s'amuser un peu. Elle parcourt votre torse et votre nuque avec sa bouche qui frôle votre peau. Vous sentez son souffle brûlant qui cherche le gouffre de votre peur, pour qu'elle puisse y insuffler ses flammes qui dévoreront tout votre être. Un cri s'échappe malgré vous. La douleur est là, le long de vos côtes, elle s'impose à vous, elle s'accroche et vous ronge. Sniejana a trouvé le fleuve de votre vie, et sa langue le lèche, tandis que sa pointe dessine sur votre peau des sillons de tortures. Elle s'éloigne pour regarder son oeuvre: vous. Le serpent ondule le long de son dos, elle se retourne et dans l'éclat de ses yeux vous y voyez le ravissement, le danger. La terreur s'empare de vous. Sa voix suave vous susurre quelques mots, qui malgré la distance vous sont agréablement audibles : -Vôus êtes un invité délicieux Ksss Si loin et maintenant si prés, elle est en face de vous, les convives forment un cercle. Vous avez à peine fermé les paupières que vous voyez l'éclat de ses canines qui se rapprochent de votre nuque. Vous hurlez, elle jubile . Vous vous réveillez, votre souffle est court, le froid de la nuit brumeuse vous saisit . Une voix pourtant résonne dans votre esprit : -Ce n'était qu'un rrrrêve Ksss hahaha ... Bônne nouit , petit môrrrtel Ksss...
Tags : Catégorie : Comtesse Sniejana de Rotislava | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |JouissancesAjouté le 17/9/2006 Cette
nuit est particulièrement froide, le vent glacé nous mord la peau
du visage pourtant à moitié couverte. Un peu de givre s'est
installé sur vos cils, cela vous donne un drôle d'air. Allons bon,
ce n'est pas l'heure des moqueries n'est-ce pas ? Le moine s'énerve en voyant les
intrus, et son visage devient encore plus rouge qu'il ne l'est déjà.
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